La Fête-Dieu, nourrie par ce tableau du Saint-Sacrement de Malel

Alléluia ! En ce dimanche où l’Église fête le Saint-Sacrement, quelle joie de pouvoir se retrouver et communier à nouveau… Pour nous préparer à retrouver le goût du Pain vivant en ce jour de fête, nous vous proposons de contempler le « Saint-Sacrement de Pellevoisin », peint par Malel*** au Sanctuaire marial de Pellevoisin.

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Convergence ou jaillissement ?

Prenons le temps d’entrer dans cette peinture. Au centre, Jésus-Hostie attire tous les regards. Il est au centre, lui, la source et le sommet de la vie chrétienne. Il veut habiter le cœur de nos vies et donner la croissance à son Église. Il est le Cœur : lui seul est capable de tout orienter en nous vers l’amour de Dieu.

Les rayons aux mille et une couleurs convergent vers le centre immaculé. L’Hostie, blanche, se détache d’un fond très coloré, soulignant la radicalité de la présence eucharistique. Ce panel de couleurs rappelle les multiples formes que peut prendre la présence du Christ à nos côtés et qui trouvent leur aboutissement dans le Pain vivant, Présence par excellence de l’amour de Dieu pour l’humanité. Le blanc est la superposition de toutes les couleurs ?

Tout converge donc vers lui, avons-nous dit… À moins que ces rayons de lumière ne jaillissent de l’Hostie, comme le Soleil rayonne au matin de Pâques ? La lumière nouvelle sort du tombeau et éclate en une gerbe de couleurs. Dans la communion eucharistique, Jésus-Hostie donne son Corps glorieux à chacun de nous. Il nous rejoint et nous respecte dans notre diversité. Pour être offert à chacun, le Pain est rompu. Pour pénétrer chacun, l’Unique se fait myriade. Dieu a voulu un monde de toutes les couleurs.

Art et foi - Fête-Dieu - St-Sacrement de Pellevoisin - Malel

Me laisser habiter

Derrière Jésus-Hostie se tient Marie, toute discrète, presqu’effacée. Seuls son visage et ses mains sont visibles. Malel nous partage qu’il a effectué les premiers croquis de ce tableau à Pellevoisin, en présence du Saint-Sacrement. Une statue de la Vierge de Pellevoisin se trouvait alors derrière l’Ostensoir. C’est pourquoi, par un jeu de perspective, l’Hostie semble reposer dans le cœur de Marie qui apparaît non seulement comme un réceptacle pour son Fils, mais aussi comme une Mère qui offre son Enfant au monde.

Jésus repose ici en Marie, comme il souhaite reposer en chacun de nous. La fête du Corps et du Sang du Christ nous rappelle que Dieu veut habiter en nous. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi, je demeure en lui » (Jn 6,56). Il vient faire sa demeure en nous. Il veut nous pénétrer tout entiers, pour nous transformer par sa présence en sa présence. « Celui qui me mangera vivra par moi » (Jn 6,57). Peut-être est-ce la raison pour laquelle Marie a été peinte en blanc, comme Jésus-Hostie qui nous pénètre et nous renouvelle intérieurement, pour nous transformer en lui. Oui, « notre Dieu est un feu dévorant » (Hb 12,29) qui veut nous brûler sans nous consumer.

Nous sommes le Corps du Christ

En communiant, nous laissons la vie éternelle pénétrer tout notre corps, transformer toute notre vie et lui donner un goût d’éternité. « Celui qui mange ma chair et boit mon sang a la vie éternelle ; et moi, je le ressusciterai au dernier jour » (Jn 6,55). Nous laissons l’amour vrai nous aimer, pour pouvoir à notre tour aimer en vérité. « Devenez ce que vous recevez ». En recevant le Corps du Christ, nous sommes assimilés par Celui que nous recevons… Habituellement, quand nous mangeons, c’est nous qui assimilons la nourriture que nous avalons pour la transformer en nous. Mais quand nous communions, c’est le contraire : c’est nous qui sommes assimilés par Celui que nous recevons…

Et nous n’aurons jamais fini de devenir ce que nous recevons… et de le devenir ensemble car il n’y a qu’un seul Pain : oui, les couleurs sont nombreuses, mais au centre, il n’y a qu’un seul blanc, somme de toutes les couleurs. Comme tous les rayons lumineux convergent vers la blancheur de l’Hostie, ainsi la multitude communie à un seul Pain et devient un seul Corps. « Puisqu’il n’y a qu’un seul pain, la multitude que nous sommes est un seul Corps, car nous avons part à un seul Pain » (1 Co 10,17).

Le Seigneur transforme le pain en son Corps, pour que son Corps transforme ensuite les nôtres et les rassemble dans la construction de l’unique édifice éternel. Ce n’est qu’ensemble, rassemblés par le Pain vivant que nous sommes le Corps du Christ.

Pour conclure en prière…

 

Âme du Christ

Âme du Christ, sanctifie-moi;
Corps du Christ, sauve-moi;
Sang du Christ, enivre-moi;
Eau du côté du Christ, lave-moi.

Passion du Christ, fortifie-moi;
Ô bon Jésus, exauce-moi;
Dans les blessures, cache-moi;
Ne permets pas que je sois jamais séparé de toi.

De l’ennemi défends-moi;
A ma mort, appelle-moi,
Ordonne-moi de venir à toi,
Pour qu’avec tes saints, je te loue
Dans les siècles des siècles.
Ainsi soit-il.

Service de formation
Vicariat du Brabant wallon

*** Nous remercions chaleureusement Malel de nous avoir autorisés à reproduire son œuvre. Pour faire connaissance avec ce « peintre de la joie », n’hésitez pas à visiter son site internet et à visionner cette émission que KTO lui a consacrée :


Accéder à une proposition de « Prier la Parole… pour en vivre » pour cet évangile.

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