24 mai – Évangile du 7e dimanche de Pâques (A)

Jeudi dernier, nous avons célébré l’Ascension du Christ, c’est-à-dire son retour auprès du Père, en même temps que la naissance de l’Église. L’Évangile de ce dimanche nous introduit dans la prière que Jésus adresse à son Père. Elle témoigne de l’unité entre le Père et le Fils, présence discrète de l’Esprit saint, que nous accueillerons dimanche prochain.


« Prier la Parole… pour en vivre » propose une écoute priante de la Parole. Elle est fondée sur la conviction que la Parole de Dieu est vivante et « prend chair » aujourd’hui dans la vie de celui qui l’accueille en vérité. Passant par une compréhension du texte, la recherche de son sens profond, elle achemine naturellement vers un cœur à cœur avec Dieu qui ne peut qu’influer sur l’agir au quotidien.

Cette prière de la Parole est l’héritière d’une longue tradition appelée Lectio divina.


Prier l’évangile
du 7ème dimanche de Pâques A

Jean 17,1b-11a

 

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  • Introduction

Avec le 7ème dimanche de Pâques, nous entamons la dernière ligne droite du temps pascal, qui nous conduira jusqu’à la Pentecôte. Pour nous accompagner sur ce chemin, l’évangile aujourd’hui nous fait entrer dans la prière sacerdotale de Jésus, dans sa vie intime avec le Père à laquelle il nous donne de participer.

  • Comprendre la Parole (Jn 17, 1b—11a)  – Quelques repères

Le chapitre 17 de l’évangile nous rapporte la prière sacerdotale de Jésus à son Père. Jésus parle tout haut à son Père, en présence de ses disciples. Nous sommes auditeurs.

Cette prière sacerdotale se trouve à la fin du long discours d’adieu que Jésus adresse à ses disciples après la dernière Cène et juste avant son arrestation au jardin des Oliviers. Elle nous conduit donc juste avant l’heure décisive : l’heure attendue par la création toute entière, l’heure du grand passage, l’heure dont Jésus avait souvent parlé à ses disciples, l’heure où il va tout réconcilier avec le Père mais aussi l’heure où lui-même va rejoindre son Père.

Cette prière sacerdotale se trouve à la fin du long discours d’adieu que Jésus adresse à ses disciples après la dernière Cène et avant de se rendre au jardin des Oliviers où il sera arrêté. Elle nous conduit donc juste avant l’heure décisive : l’heure attendue par la création toute entière, l’heure du grand passage, l’heure dont Jésus avait souvent parlé à ses disciples, l’heure où il va tout réconcilier avec le Père mais aussi l’heure où lui-même va rejoindre son Père.

Jésus sait que sa mission sur terre s’achève et que sa mort est imminente. Mais cette heure décisive n’est pas un échec de sa mission : elle la porte à son plein accomplissement.

« Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie. » Jésus prie pour sa propre glorification. Si le verbe « glorifier » nous est peu familier, nous pouvons le remplacer par « manifester » : la gloire du Père en son Fils, c’est le Fils qui manifeste le Père aux hommes, qui le leur communique. Être glorifié, pour Jésus, c’est être connu et loué des hommes.

Le but de la glorification du Père par le Fils concerne le salut des hommes. Le Fils glorifié « donnera la vie éternelle » qui est connaissance de Dieu : « or, la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent. » Seule la connaissance de Dieu permet de comprendre notre propre existence comme don de Dieu.

Dans un second temps, Jésus prie aussi pour ceux que le Père lui a donnés. C’est très beau de noter ici qu’il prie pour ceux que le Père lui a donnés : nous avons été donnés à Jésus.

Ce verbe « donner » apparaît dans cet évangile comme un refrain. Que nous révèle-t-il de la relation entre le Père et le Fils, entre le Fils et ses disciples et entre le Père et tous les hommes?

Évangile de Jésus-Christ selon saint Jean

Jn 17,1b-11a

En ce temps-là, Jésus leva les yeux au ciel et dit :

« Père, l’heure est venue.
Glorifie ton Fils afin que le Fils te glorifie.
Ainsi, comme tu lui as donné pouvoir sur tout être de chair,
il donnera la vie éternelle à tous ceux que tu lui as donnés.
Or, la vie éternelle,
c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu,
et celui que tu as envoyé, Jésus Christ.
.
Moi, je t’ai glorifié sur la terre
en accomplissant l’œuvre que tu m’avais donnée à faire.
Et maintenant, glorifie-moi auprès de toi, Père,
de la gloire que j’avais auprès de toi
avant que le monde existe.
J’ai manifesté ton nom
aux hommes que tu as pris dans le monde
pour me les donner.
Ils étaient à toi, tu me les as donnés, et ils ont gardé ta parole.
.
Maintenant, ils ont reconnu
que tout ce que tu m’as donné vient de toi,
car je leur ai donné les paroles que tu m’avais données :
ils les ont reçues,
ils ont vraiment reconnu que je suis sorti de toi,
et ils ont cru que tu m’as envoyé.
.
Moi, je prie pour eux ;
ce n’est pas pour le monde que je prie,
mais pour ceux que tu m’as donnés,
car ils sont à toi.
Tout ce qui est à moi est à toi,
et ce qui est à toi est à moi ;
et je suis glorifié en eux.
Désormais, je ne suis plus dans le monde ;
eux, ils sont dans le monde,
et moi, je viens vers toi. »
  • Écouter la Parole de Dieu et la prier

En vivant un temps de Lectio divina
(d’après la grille proposée par « PRIER LA PAROLE … pour en vivre »)

1er temps

Invoquer l’Esprit Saint au cours d’un bref moment de silence.

« Dieu qui fais toutes choses nouvelles
Quand passe le vent de l’Esprit,
Viens encore accomplir tes merveilles aujourd’hui,
viens ouvrir nos cœurs à ta présence,
viens ouvrir notre compréhension
à ce que le Seigneur veut nous dire par sa Parole. »

Ou avec des mots personnels…

2ème temps – Lectio

  • Lire le texte en silence : je repère les mots, les personnages, les mouvements, le lieu… Je me représente la scène… Je relève ce qui me paraît important dans le texte.

Cette étape revêt un caractère plus studieux mais est importante pour « scruter » le texte biblique et lui permettre de véritablement me parler. « Que me dit le texte ? »

3ème temps – Meditatio

  • Relire lentement le texte : je regarde Jésus. Il me parle à travers cette Parole. Qu’est-ce que le texte me révèle-t-il de lui ? Quelle est la foi qui s’y exprime ? Comment ce témoignage de foi résonne-t-il en moi ? Qu’est-ce qui me rejoint aujourd’hui ? En quoi suis-je éclairé-e ? Touché-e ? Interpelé-e ?

Convaincu-e que cette Parole de Dieu s’adresse à moi pour aujourd’hui, je ne me précipite pas pour rechercher des applications concrètes immédiates. Je ne me fixe pas sur moi-même mais sur Dieu en ayant une lecture christocentrique et en m’attachant d’abord à contempler la grandeur et la beauté du Mystère révélé.

4ème temps – Oratio/Contemplatio

  • Relire le texte lentement et laisser monter ma réponse, une prière nourrie des paroles du texte bibilique et véritable cœur à cœur : je laisse mon cœur parler librement à Dieu, dans la louange, la demande de pardon, la supplication, l’intercession…

Il ne faut pas avoir peur de consacrer du temps à cette étape. Donner le temps au temps… pour permettre une adhésion du cœur. Le laisser s’ajuster à la disposition intérieure du Christ.

5ème temps Actio

Il y a bien un 5ème temps, car en prolongement à ce temps de prière et par « la grâce de Dieu », la Parole prendra chair dans le concret de ma vie.

Lecture infiniment personnelle, la lectio divina est aussi une lecture en Église. Il est bon de terminer en priant le Notre Père qui nous replace au cœur de l’Église.


Service de formation
Vicariat du Brabant wallon

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