22/25 Notre Père…Amen


Tout au long de l’année 2024, le Service de la Liturgie vous propose une série de 25 méditations sur le Notre Père. Nous répondons ainsi à la demande du Pape François[1] de préparer l’année Sainte 2025 par une année consacrée  à une grande « symphonie » de prière sur le thème du “Notre Père” .

Ce jour nous vous offrons la 22e  méditation  avec deux commentaires actuels et une proposition musicale de Olivier Lerolle.

« Notre Père… Amen »

La prière du Notre Père est dite. Arrive mon « Amen ». Il m’est bien familier. Alors va-t-il de pair avec une chute de l’intonation de la voix, comme on laisse tomber négligemment une piécette dans la sébile d’un mendiant ? La comparaison n’est pas dénuée de sens. Au terme de cette inégalable prière un « mendiant » nous attend. C’est Dieu en personne. Il quête notre « Amen » ; il en ‘a soif’.

Quatre lettres qui feront toute la différence, sans lesquelles les demandes du Notre Père risqueraient d’être des paroles en l’air.

Encore faut-il savoir ce que l’on met dans ce qui devrait être un cri du cœur.

« Amen » est un mot hébreu qu’on a parfois essayé de traduire par « Ainsi soit-il ». Il y a de cela et tellement plus !

J’aime le garder tel quel : « Amen ! ».

Il a exprimé la réponse du peuple d’Israël à l’Alliance scellée par Dieu. Je pense au moment où le prêtre Esdras va lire le Livre de la Loi devant tout le peuple. Il commence par bénir le Seigneur. Alors tous, levant les mains, répondent d’un seul cœur « Amen ! Amen ! » (Néhémie 8,6). Cette acclamation est l’expression d’une immense confiance. Elle s’appuie sur un roc ; elle s’enracine dans la relecture de ce que Dieu a accompli. Elle suscite un désir de faire route avec le Seigneur qui est fidèle en toute chose. Dire « Amen » c’est reconnaitre que Dieu se donne sans retour et c’est alors lui répondre « Me voici ».

En prononçant le mot « Amen », j’entends aussi Jésus. Quand il voulait donner du poids à ses paroles il commençait ainsi : « Amen ! Amen ! », « En vérité, en vérité »… Terminer la prière du Notre Père par un « Amen ! » n’est-ce pas aussi proclamer que c’est vrai. Les demandes que nous adressons à notre Père rejoignent vraiment ce que Dieu veut pour notre monde. Non seulement il le veut mais il le fera. Avec « Amen ! » j’ai le terme exact pour signifier toute mon espérance.

Enfin, il y a l’ « Amen » de l’Apocalypse : « Amen ! Viens, Seigneur Jésus ! “ (22,20). Je l’associe aux paroles de Jésus: “Je suis venu apporter un feu sur la terre, et comme je voudrais qu’il soit déjà allumé ! » (Lc 12,49). Terminer le Notre Père par un bel « Amen ! » c’est accepter de communier au désir ardent de Jésus lui-même et à son zèle. Garder vive notre attente.

Alors, « Amen ! », du bout des lèvres ou du fond du cœur avec détermination ?

Dieu mendie ma réponse.

« Amen est le mot que l’on prononce à la fin d’une prière.

Il signifie « Je crois ».

Nous exprimons et confirmons ainsi notre foi. »

Service de la Liturgie


[1] https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2022-02/le-pape-annonce-le-jubile-de-2025-renaissance-apres-la-pandemie.html 


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