La Fête-Dieu, nourrie par ce tableau du Saint-Sacrement de Malel

Alléluia ! En ce dimanche où l’Église fête le Saint-Sacrement, quelle joie de pouvoir se retrouver et communier à nouveau… Pour nous préparer à retrouver le goût du Pain vivant en ce jour de fête, nous vous proposons de contempler le « Saint-Sacrement de Pellevoisin », peint par Malel*** au Sanctuaire marial de Pellevoisin.

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Christ nous abandonne-t-il ? – Méditation à partir d’un bas-relief

Pour méditer sur le mystère de l’Ascension, nous avons choisi ce bas-relief en ivoire du IVème siècle, conservé au musée de Bavière à Munich. S’il semble naïf au premier abord, il peut se révéler révoltant… Prenons le temps de contempler les scènes représentées qui nous conduisent de la Résurrection à l’Ascension.

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Les trois Marie – Les païens – Les disciples 

En bas, les saintes femmes découvrent le tombeau vide au matin de Pâques. Un ange les accueille d’une bénédiction et leur annonce la Résurrection : « Soyez sans crainte ! Je sais que vous cherchez Jésus le Crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il l’avait dit ». Ces paroles ne semblent pas déclencher la foi et l’euphorie : les trois Marie écoutent attentivement… mais elles demeurent tristes, dubitatives, voire sceptiques.

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Le centre est, lui, occupé par 4 personnages aux attitudes contrastées :

  • À gauche, deux païens entourent le tombeau qu’ils étaient censés garder. L’un semble désespéré d’avoir échoué dans sa mission. L’autre, plus éveillé, garde les yeux ouverts, mais sur quoi ? Nous pourrions dire qu’il s’agit de personnes en recherche qui n’ont pas reconnu dans le Christ celui qu’ils pouvaient suivre.
  • À droite, les disciples pour lesquels l’Évangile de ce jour nous dit : « quand ils le virent, ils se prosternèrent mais ils eurent des doutes. » Tandis que l’un demeure prostré, le visage enfoui dans les mains, l’autre élève son regard et, ravi, surprend l’Ascension du Christ. Nous connaissons la suite : « Galiléen, pourquoi restes-tu là à regarder le ciel ?»

L’Ascension du Christ

En haut du bas-relief, le Christ, arrivé au terme de sa vie terrestre, gravit la montagne, comme hissé vers le haut par son Père. Il rentre de mission. Le rouleau qu’il tient en main en témoigne. À tendre l’oreille, nous l’entendrions presque s’écrier : « Abba, mission accomplie ! » Il est vrai que durant les 40 jours qui séparent Pâques de l’Ascension, le Ressuscité a posé les fondations de son Église. Et quelle est cette Église naissante ? Force est de constater que cette représentation nous la dépeint d’une manière pas très glorieuse. Entre les saintes femmes dubitatives, les chercheurs de « Dieu » désemparés et les disciples paralysés, nous avons envie de crier : « Ne t’en va pas, Seigneur ! Vois notre misère et notre souffrance ! »

Le pas assuré du Christ dans cette Ascension nous dérange. Il pourrait au moins se retourner, poser son regard aimant sur ses disciples, les rassurer, comme il le fit jadis : « ne soyez donc pas bouleversés ». Mais aujourd’hui, rien de tout cela : c’est déterminé qu’il va vers le Père. Est-il en train d’abandonner ses disciples à leur pauvreté ? En ce temps d’épreuve, comment voir dans le départ du Christ une fête… et même une solennité ?

Pour tenter une ébauche de réponse, il reste un élément du bas-relief sur lequel nous appuyer : l’arbre de vie, émergeant du tombeau de la mort et nourrissant les oiseaux du ciel qui y trouvent refuge. Cet arbre, sorti de la tombe, figure la Création nouvelle, la Vie qui a vaincu la mort sur le bois de la Croix. Ainsi, si le Christ retourne aujourd’hui vers le Père, sa présence demeure, autrement : il a répandu dans le monde sa Vie nouvelle et, depuis notre baptême, il nous donne d’y participer et de la faire fructifier.

« Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin des temps »

Comment cela ? Tous les jours de notre vie, jusque dans nos épreuves, jusque dans nos faiblesses, il y a une présence de Dieu à accueillir, un germe de Vie à faire fructifier pour le monde. Au cœur de nos fragilités, nos vies sont ensemencées de grâces, de petites lumières que nous sommes appelés à reconnaître. Parfois nous discernons clairement ces clins-Dieu. Parfois ils nous paraissent aussi petits qu’une graine de moutarde. Mais ne nous a-t-il pas dit que le Royaume des cieux tout entier pouvait germer d’une minuscule graine de moutarde, jusqu’à devenir un arbre qui abrite les oiseaux du ciel ? Alors soyons confiants et mettons-nous en marche ! Par son Église, le Christ continue d’enseigner, de pardonner, de célébrer, de guérir, de nourrir, de relever, de servir ; et à chacun, Dieu confie des graines de Royaume, pour assurer sa présence dans le monde. Implorons son Esprit pour qu’il nous aide à discerner les dons que nous avons reçus et à les faire fructifier.

Pour conclure en prière…

 


Prier avec un texte de Michel Hubaut

Comme un arbre planté près de l’Eau vive, viens, Esprit saint, viens m’apprendre à me taire, à faire du silence une prière, à laisser pousser les racines de mon cœur, à devenir un arbre qui porte des fruits pour tous les hommes qui ont faim et soif d’amour.

Viens, Esprit saint, donne-moi la force de pouvoir encore m’arrêter, pour écouter le murmure de la Parole de Vie, loin de la drogue du bruit, de la valse des mots ; fais de moi un arbre solidement planté, près d’un cours d’eau et qui porte fruit.

Viens, Esprit saint, enracine-moi dans l’Amour du Dieu vivant, afin qu’à chacune de mes saisons et jusqu’au soir de ma vie, je reste fécond et florissant.

Viens, Esprit saint, quand surgissent épreuves et tempêtes, quand se lève le vent du désert ou du malheur, quand surgit la sécheresse du doute et que triomphe le ricanement des rieurs, enracine mon amour aux sources de la foi et rien ne me déracinera.

Viens, Esprit saint, apprends-moi à prier, à prendre racine en profondeur, à rejoindre les nappes souterraines de mon cœur, à écouter Ta chanson secrète qui me poursuit afin que je sache accueillir ton Amour qui gardera vert le feuillage de ma vie.

Viens, Esprit saint, donne-moi le courage de creuser au-delà des couches d’argile, de dépasser en moi bien des zones stériles, de contourner patiemment les cailloux et les pierres, car la solidité d’un arbre s’enracine dans l’épaisseur de la terre.

Viens, Esprit saint, fais de moi un arbre solide et de plein vent, un arbre dont la sève jaillit des racines du cœur ; les hommes ont tellement besoin d’arbres vivants et de leur paix et de leur fraîcheur !

Viens, Esprit saint, fortifie en moi l’homme intérieur, que, par la foi, le Christ habite en mon cœur, enracine-moi en Dieu, jour après jour, afin que les fruits de ma vie aient le goût de Son Amour ! Amen.

 

Service de la Formation
Vicariat du Brabant wallon


Accéder à une proposition de « Prier la Parole… pour en vivre » pour ce jeudi de l’Ascension

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