En réponse à la demande du Pape François, ( dans le cadre de la préparation du jubilé de l’Année Sainte 2025 ), le service de la Vie Spirituelle vous propose la 15° / 25 méditation sur le ‘‘Notre Père’’. Celle-ci est accompagnée d’une œuvre d’art de l’artiste François-Xavier de Boissoudy et d’une interprétation musicale de Henri Chalet
Méditation:
Le pain …. un élément capital de notre alimentation. Encore de nos jours, sa présence ou son absence hante les esprits et sur la table où il tient la première place.
Le pain …. une réalité qui traverse toute la bible depuis le commencement jusqu’à la fin. D’ailleurs, Jésus ne nous guide t’il pas vers un Pain étonnant ? Son propre corps qu’il partage sous l’espèce du Pain et du vin!
La demande sur le pain est centrale dans la structure symbolique du « Notre Père ». Celle-ci est la quatrième strophe (Ez37, 9) sur 7. Entourée de trois demandes précédentes et de trois suivantes, elle constitue une charnière entre le Ciel et la terre, tendant vers la perfection. Le pain, demandé « au ciel » réalise ce passage, il « descend » comme un « don » et rendra la terre semblable « au ciel » . Ce lien identifié à la Parole de Dieu est comparée au chapitre 55 d’Isaïe (Isaïe 55,9-12) comme étant la pluie qui donne le pain. Dans l’évangile des tentations au désert, Jésus réplique à Satan par la phrase empruntée au Dt 8,3 : «L’homme ne vit pas seulement de pain, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu ». La Parole de Dieu est donc nourriture indispensable aux hommes.
Le Pain est « Nôtre »…
Dans le livre de l’Exode, au chapitre 16, le pain vient à manquer et Dieu va faire pleuvoir du pain dans le désert (Ex 16, 4). Les Hébreux devront chaque jour prélever leur ration quotidienne et pas plus, sauf le sixième jour où ils sont autorisés à ramasser une double ration pour ne pas porter atteinte au Sabbat (Ex 16, 4-5). Le matin, découvrant quelque chose dont ils se demandent ce que c’est – en hébreu,« Mân hou», d’où le terme français « manne » (Ex 16, 15), Moïse répond : « C’est le pain que le Seigneur vous donne à manger » (Ex 16, 15).
Qualifié ensuite de « pain de misère » en Nb 21, 5, il devient « pain des forts » puis « pain des cieux » dans les psaumes (Ps 77, 25 et Ps 104, 40). En Ne 9, 13-15, le pain devient don de la Loi au Sinaï, don de la manne et jaillissement de l’eau du rocher. Ces dons que Dieu fait sont tels, un « Pain tout préparé ». Venant du ciel, il invite le peuple à « l’eucharistia », « l’action de grâce », afin de vivre éternellement. (Sa 16, 28)
Dès le début de l’Evangile de Luc, Marie, réalise en quelque sorte ce « premier geste eucharistique ». En mettant au monde, Jésus à « Beit Lehem », ce qui signifie en hébreu la « maison du pain », et en le déposant dans une mangeoire, elle rend indissociable la fertilité, la transmission de la vie et le Pain !
En Jean 6,27, prenant une dimension eucharistique, Jésus « donne le pain » comme le fruit d’un travail : «Père,… Donne-nous chaque jour notre pain quotidien » (Luc 11,3).
Enfin, dans le récit du dernier repas de Jésus rapporté dans les quatre évangiles puis par Saint Paul : «Ceci est mon corps, qui est pour vous. Faites cela en mémoire de moi » (1 Co 11,23-25), le Christ se rend présent sacramentellement. Partageant avec ses disciples le pain et la coupe, c’est à chacun de nous qu’il adresse cette parole de Jean : « Le pain que je donnerai, c’est ma chair, donnée pour que le monde ait la vie. Si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme et si vous ne buvez pas son sang, vous n’aurez pas en vous la vie »! (Jn 6,51-53).

François-Xavier de Boissoudy, « Peintre de la Miséricorde »
(« Paysage », Huile sur toile, Ref : Pay 023)
Découverte de l’’interprétation musicale de Henri Chalet :
« Notre Père« AL 70-91 (17986), 2017, Caecilia
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