En réponse à la demande du Pape François, (dans le cadre de la préparation du jubilé de l’Année Sainte 2025), le Service de la Liturgie vous propose la 13/25 méditation du ‘‘Notre Père’’ et une interprétation musicale du groupe « Glorious ».
Ce jour nous vous offrons la 13e méditation avec 3 commentaires : 2 actuels et 1 du siècle dernier.
Premier commentaire : Côme, 71 ans
La demande portant sur le besoin matériel de se nourrir au quotidien pourrait sembler sortir du registre des formulations d’ordre spirituel qui la précèdent. Mais,
- au lieu d’être insolite et « hors-sujet »,
- Elle traduit l’acceptation de notre modeste condition humaine qui demande le « nécessaire » pour vivre et elle traduit notre confiance au Seigneur qui pourvoit à tout ce dont nous avons besoin.
- Elle met en valeur cette dimension importante de notre relation avec Dieu : celle de comprendre la plus-value de toujours dépendre de Lui.
- Au-delà du fonds, la simplicité de son énoncé souligne notre relation parent/enfant qui ne se tracasse pas de formules sophistiquées pour demander quelque chose.
- le terme grec « épiouson » qu’on a traduit par « quotidien » peut signifier aussi le pain du futur, et par extrapolation, le pain céleste qui nous sera donné le jour du festin. Bref, le pain de vie, différent alors du symbole des besoins de nourriture que semble véhiculer la première proposition de traduction. Sans doute faut-il toujours rapprocher le passage du « Donne-nous notre pain de ce jour », demande sans équivoque de biens matériels au passage du verset 6, chapitre 35 de l’Evangile de Jean : « Je suis le pain de vie… »
Deuxième commentaire : Manon, 15 ans
Pour moi, cette phrase signifie que Dieu écoute nos demandes et que nous pouvons lui en faire. Ici nous demandons de l’amour, du courage, de la force, de la foi,… Ce que nous avons besoin pour aller jusqu’au bout de la journée, on lui demande de nourrir notre cœur.
En surplus : Joseph Kessel[1]
« L’amour n’est ni fleur, ni miel, ni ambroisie.
Il peut et doit, pour un temps, s’orner de tous ces charmes.
Mais l’amour n’est rien s’il n’est le pain quotidien. »
Proposition musicale : Glorious
[1] Joseph Kessel (1898-1979), Le tour du malheur II, Paris, Gallimard, 1950.
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Oui,+merci pour ces commentaires très nourrissants de foi ….puissions -nous Vivre notre prière au Père, avec plus d’une confiance d’enfant dans la simplicité Mais aussi plus d’abandon …à Sa Volonté ( lien du pain quotidien avec ta volonté du début de notre Père)
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