Notre Père – méditation 2/25- Le plus vieux commentaire

2ième  méditation, un commentaire du IIe siècle   

    « L’Oraison dominicale[2] commence par un témoignage rendu à Dieu et par un acte de foi quand nous disons : Notre Père qui est aux cieux. Nous prions Dieu, et nous proclamons notre foi, par cette invocation. Il est écrit : « À ceux qui l’ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu » (Jn1,12).

     D’ailleurs le Seigneur appelle souvent Dieu, notre Père ; bien mieux, il nous a ordonné de n’appeler personne sur terre du nom de Père ; de réserver ce nom au Père céleste (Mt 23,9). En priant de la sorte, nous obéissons donc à sa volonté. Heureux ceux qui reconnaissent le Père ! (…)

    L’expression Dieu le Père n’avait jamais été révélée à personne. Lorsque Moïse lui-même a demandé à Dieu qui il était, il entendit un autre nom. À nous ce nom a été révélé dans le Fils. Car ce nom implique le nom nouveau du Père. « Je suis venu au nom de mon Père » (Jn5,43). Et ailleurs : « Père, glorifie ton nom » ; et plus explicitement encore : « J’ai manifesté ton nom aux hommes » (Jn 17,6) »[3].


[1] « Personnalités des huit premiers siècles dont les écrits et l’exemple ont influé sur le développement de la doctrine chrétienne. Leurs œuvres font autorité en matière de foi et sont reconnues par l’Eglise. La connaissance des Pères de l’Église et de leurs écrits s’appelle la patristique », cf https://eglise.catholique.fr/glossaire/peres-de-leglise/#:~:text=Les%20P%C3%A8res%20de%20l’%C3%89glise,aspects%20de%20la%20doctrine%20chr%C3%A9tienne, consulté le 13/12/2023.

[2] Autre nom donné au Notre Père, Pater, par les Pères de l’église.

[3] Adalbert G. Hamman, Le Notre Père dans l’Église ancienne, Éditions franciscaines, Paris 1995, pp. 29-30.


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