Le temps de l’Avent

Les thématiques se croisent : fin de l’année, vacances scolaires, planification des cadeaux et repas, fêtes familiales, avec l’attente que ces moments soient vécus comme une trêve, un moment de paix. En contrepoint avec la frénésie de ces quatre semaines, la liturgie fait preuve d’une grande sobriété. Avec finesse et subtilité, elle nous enseigne comment demeurer dans l’attente et l’espérance, joyeusement mais sans chercher à contourner l’inconfort du « pas tout de suite ».

L’Avent est une préparation, comme quand on parle de préparation en cuisine ou en pharmacie. Tous les ingrédients de la vie chrétienne y sont : la foi dans la promesse, l’espérance joyeuse de la venue et la charité accomplie en Christ. Le mélange est subtil et léger, comme l’est la vie divine qui pénètre délicatement et avec bienveillance dans l’humanité et notre propre humanité.

Le premier dimanche est arrachement et réveil par un dévoilement de l’histoire. Le second dimanche présente Jean Baptiste et son appel : le « Veillez » du premier dimanche se trouve déployé dans un agir et situé dans un mystère, celui de la rencontre. Le troisième dimanche, avec sa tonalité de joie, désigne celui qui vient, nomme notre espérance : c’est Jésus. Le quatrième dimanche, dans la proximité de Noël, annonce qui est ce Jésus ; la présence de Marie et les textes pauliniens nous associent au mystère de la naissance.

C’est après le 17 décembre, que la liturgie nous prépare directement à Noël. Avant, l’attente nous remet devant la promesse de Dieu qui a marqué tout l’Ancien testament. Elle nous replace devant le « pas encore » en nous invitant à faire du retour du Christ dans la gloire une « boussole » pour notre vie. Par-là, elle nous incite à vouloir accueillir à nouveau ou un peu mieux la présence du Christ dans nos vies pour qu’il puisse continuer à naître en nous et dans notre monde.

La disposition de quatre cierges sur une couronne constituée de rameaux toujours verts est devenue le symbole de l’Avent dans les maisons des chrétiens. La couronne de l’Avent, qui consiste à allumer successivement, d’un dimanche à l’autre, les quatre cierges, jusqu’à Noël, contribue à raviver la mémoire des différentes étapes de l’histoire du salut antérieure au Christ, et elle symbolise la lumière des prophéties qui tout au long de l’histoire illuminèrent la nuit de l’attente du peuple de Dieu, jusqu’à l’apparition du Soleil de justice (cf. Ml 3, 20; Lc, 1, 78).

Beau chemin jusqu’à Noël !

Sœur Marie-David Breuls

Service de la Liturgie 


[1] Cet article, proposé par le Service National de la Pastoral et liturgie Sacramentelle (France) a été revu et mis à jour par le Service de la Liturgie du Brabant Wallon : https://liturgie.catholique.fr/celebrer-dans-le-temps/de-lavent-au-temps-de-noel/lavent/

[2] Réf. Eglise qui chante

[3] Directoire sur la piété populaire et la liturgie 98. 


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