3 mai – Évangile du 4ème dimanche de Pâques (A)

Avec ce 4ème dimanche nous poursuivons notre cheminement dans le Temps pascal. Le Seigneur lui-même nous conduit ; il est notre Bon Berger. Mais pour le suivre sur la route, il nous faut reconnaître qu’il est aussi la « Porte », l’unique « passage » qui nous ouvre à la vraie Vie et nous restaure dans notre filiation au Père.


« Prier la Parole… pour en vivre » propose une écoute priante de la Parole. Elle est fondée sur la conviction que la Parole de Dieu est vivante et « prend chair » aujourd’hui dans la vie de celui qui l’accueille en vérité. Passant par une compréhension du texte, la recherche de son sens profond, elle achemine naturellement vers un cœur à cœur avec Dieu qui ne peut qu’influer sur l’agir au quotidien.

Cette prière de la Parole est l’héritière d’une longue tradition appelée Lectio divina.


Prier l’évangile du
4ème dimanche de Pâques année A

Jean 10,1-10

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  • Introduction

Après la découverte du tombeau vide, Jésus ressuscité apparaît à ses disciples. Il a rejoint et « transfiguré » tant l’incrédulité de Thomas que le désarroi des disciples d’Emmaüs. Avec patience et délicatesse, il a suscité une magnifique profession de foi et une joie profonde dans des cœurs « tout brûlants ». Plus tard, d’autres personnes seront touchées par le témoignage de Pierre qui les exhorte à se « détourner de cette génération tortueuse » (1ère Lecture : Ac 2, 40) ou, dit positivement, à « se retourner vers notre berger, le gardien de nos âmes » (2e Lecture : 1P 2,25). Cette détermination pour Jésus ressuscité est continuellement à rechoisir : que ce soit par des communautés au prise avec les épreuves et les persécutions ou plongées dans un monde sécularisé.

  • Comprendre la Parole (Jn 10,1-10) – Quelques repères

Les paroles que Jésus prononce ici sont dites dans un contexte de fortes accusations de la part des pharisiens à la suite à la guérison de l’aveugle-né. Ils ne peuvent admettre que Jésus soit l’envoyé de Dieu, le Christ.

Pour leur répondre, Jésus reprend une image qui traverse toute la Bible, celle du berger, celui qui doit venir, le nouveau David.  La formule « Amen ! Amen ! » signifie toute l’importance de ses paroles.

La vie des bergers est bien connue des auditeurs de Jésus. Afin de préserver les brebis des dangers de la nuit –bêtes sauvages, voleurs-, le soir venu, les bergers conduisaient leur troupeau dans un enclos. C’était un endroit à ciel ouvert, en pleine campagne, entouré d’une muraille. Le seul accès en était une porte près de laquelle se trouvait un serviteur armé qui ne laissait entrer que le berger attitré, celui qui avait mandat. Parfois il y avait plusieurs troupeaux dans un même enclos. Mais le vrai berger reconnaissait ses brebis entre toutes.

Aux pharisiens, Jésus présente deux types de « berger ». Comprenne qui veut…

La porte est ce qui permet de rejoindre son troupeau mais aussi la sortie de l’enfermement et le passage vers les « prés d’herbe fraîche et les eaux tranquilles » sources de la vie.

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

Jn 10,1-10

01 « Amen, amen, je vous le dis : celui qui entre dans l’enclos des brebis sans passer par la porte, mais qui escalade par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit.

02 Celui qui entre par la porte, c’est le pasteur, le berger des brebis.

03 Le portier lui ouvre, et les brebis écoutent sa voix. Ses brebis à lui, il les appelle chacune par son nom, et il les fait sortir.

04 Quand il a poussé dehors toutes les siennes, il marche à leur tête, et les brebis le suivent, car elles connaissent sa voix.

05 Jamais elles ne suivront un étranger, mais elles s’enfuiront loin de lui, car elles ne connaissent pas la voix des étrangers. »

06 Jésus employa cette image pour s’adresser à eux, mais eux ne comprirent pas de quoi il leur parlait.

07 C’est pourquoi Jésus reprit la parole : « Amen, amen, je vous le dis : Moi, je suis la porte des brebis.

08 Tous ceux qui sont venus avant moi sont des voleurs et des bandits ; mais les brebis ne les ont pas écoutés.

09 Moi, je suis la porte. Si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ; il pourra entrer ; il pourra sortir et trouver un pâturage.

10 Le voleur ne vient que pour voler, égorger, faire périr. Moi, je suis venu pour que les brebis aient la vie, la vie en abondance.

  • Écouter la Parole de Dieu et la prier

En vivant un temps de Lectio divina (d’après la grille proposée par « PRIER LA PAROLE… pour en vivre »)

1er temps

Invoquer l’Esprit Saint au cours d’un bref moment de silence.

« Viens Esprit Saint,
Source d’eau vive,
Viens irriguer nos cœurs.
Rends-les souples et dociles pour accueillir
Avec joie et amour la Parole de Dieu.
Qu’avec Marie nous disions :
Qu’il nous soit fait selon ta Parole. »

  • Ou avec des mots personnels…

2ème temps : Lectio

  • Lire le texte en silence : je repère les mots, les personnages, les mouvements, le lieu… Je me représente la scène… Je relève ce qui me parait important dans le texte.

Cette étape revêt un caractère plus studieux mais est importante pour « scruter » le texte biblique et lui permettre de véritablement me parler. « Que me dit le texte ? »

3ème temps : Meditatio

  • Relire lentement le texte : je regarde Jésus. Il me parle à travers cette Parole. Qu’est-ce que le texte me révèle-t-il de lui ?  Quelle est la foi qui s’y exprime ? Comment ce témoignage de foi résonne-t-il en moi ? Qu’est-ce qui me rejoint aujourd’hui ? En quoi suis-je éclairé-e ? Touché-e ? Interpelé-e ?

Convaincu-e que cette Parole de Dieu s’adresse à moi pour aujourd’hui, je ne me précipite pas pour rechercher des applications concrètes immédiates. Je ne me fixe pas sur moi-même mais sur Dieu en ayant une lecture christocentrique et en m’attachant d’abord à contempler la grandeur et la beauté du Mystère révélé.

4ème temps : Oratio/Contemplatio

  • Relire le texte lentement et laisser monter ma réponse, une prière nourrie des paroles du texte biblique et véritable cœur à cœur : je laisse mon cœur parler librement à Dieu, dans la louange, la demande de pardon, la supplication, l’intercession…

Il ne faut pas avoir peur de consacrer du temps à cette étape. Donner le temps au temps… pour permettre une adhésion du cœur. Le laisser s’ajuster à la disposition intérieure du Christ.

5ème temps : Actio

Il y a bien un 5e temps, car en prolongement à ce temps de prière et par « la grâce de Dieu », la Parole prendra chair dans le concret de ma vie.

Lecture infiniment personnelle, la lectio divina est aussi une lecture en Église. Il est bon de terminer en priant le Notre Père qui nous replace au cœur de l’Église.

Une proposition du Service de la « Vie spirituelle »


Vous pouvez poursuivre votre prière avec…

… la méditation sur une mosaïque représentant le bon pasteur


Illustration :

 

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